Mon expérience du Yama keiko

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Nguyen Thanh Thien senseï et Christine N., 7e Yama keiko face au Lac d’Aumar, commune de Vielle-Aure. Photographie Yanick Porchet © 2016

Cette année, j’étais de celles et ceux qui ont participé au 7e Yama keiko organisé par Nguyen Thanh Thiên senseï à Vielle-Aure.

Nous sommes réunis pour 5 jours de pratique quotidienne. C’est un moment que j’attends avec impatience, car ces cinq jours consécutifs permettent de hausser notre niveau, en rentrant et restant de manière continue dans l’esprit de Musashi.

Face aux montagnes, nous faisons keiko. La pratique en extérieur est exaltante. Les premières fois, il est facile de se laisser happer par la beauté du paysage, avant de se recentrer sur le keiko. On se remplit, se gonfle les yeux et le cœur des montagnes, et mettons cette énergie et joie qu’elles nous donnent dans la pratique. J’utilise volontairement ce mot de joie car je la ressens moi-même, et ai vu d’autres la ressentir. Dans les yeux d’élèves qui venaient au Yama keiko pour la première fois, ou encore dans l’attitude de cet ancien élève face au Lac d’Aumar où nous étions le dernier jour.

Le stage d’été de Vielle-Aure est en lui-même un moment fort, à l’intérieur duquel chaque jour est un moment fort, une occasion de plus de travailler et de nous améliorer. Chaque keiko est différent. Si je ne dois vous faire partager qu’un seul entraînement, ce sera celui du 4e jour, lorsque nous pratiquions au bord de la Neste d’Aure.

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Yanick Porchet et Christophe Borg, à la lisière de la Neste d’Aure. Photographie Nguyen Thanh Thiên © 2016

La fatigue se faisait ressentir après les heures de keiko accumulées. C’est alors que Nguyen Thanh Thien senseï nous a exhorté à pousser les kiaï (cris), sortir toute notre énergie et ne jamais gâcher une occasion de pratiquer et faire des progrès. Nous nous sommes tous mis à pousser les kiaï. Le faisant, j’ai senti avoir plus d’énergie, j’ai senti celle de mon partenaire aussi, et celle de tous les autres alentour. Soutenus par notre maître et par le groupe, nous sommes arrivés à passer au-delà de la fatigue, et à être plus forts dans le keiko. Ce fut un moment qui m’a marqué.

A la fin du stage, on se sent fort. Nous repartons, certes fatigués, mais remplis d’énergie, avec hâte d’approfondir tout ce qui a été vu, de travailler ce condensé que nous avons reçu et l’intégrer durablement à notre pratique.

Rendez-vous l’année prochaine !

Aurore Lance

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